LE CHRETIEN ET LES RITES FUNERAIRES

C’est  bien connu, l’homme naît, vit et puis il meurt. « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir » Ecclésiaste 3 : 2. Depuis les premières civilisations, les rituels funéraires ont évolué. Ces pratiques étaient associées à la croyance en un au-delà, qu’il soit un havre de paix ou non. Chaque société avait ses us et ses coutumes qui influençaient fortement les comportements et les modes de vie de chacun. Certains usages ont perduré jusqu’à nos jours et sont inscrits dans la mentalité contemporaine comme des traditions immuables, même parmi les chrétiens dits nés de nouveau. La mort reste encore un sujet sensible voire tabou parmi les chrétiens. En effet, elle remet en question la vie terrestre et l’assurance du salut. Ces derniers ont également des rites et des coutumes qui ont évolué au fil des persécutions et de la paganisation. Que disent les Ecritures sur les funérailles ? Quelle est l’origine de nos rites funéraires ? Qui les a institués ? L’histoire nous permet de retracer les coutumes des premières civilisations ainsi que celle des chrétiens. Un tour d’horizon des traditions funéraires dans différentes cultures et pays nous permettra d’y voir plus clair.  Nous aborderons également la question cruciale concernant le devenir de l’esprit, de l’âme et du corps après la mort.  

UN PEU D’HISTOIRE…

Les premiers chrétiens vivaient au milieu d’autres civilisations, d’une part les gréco-romains polythéistes, et d’autre part les juifs très attachés à la loi de Moïse.

Coutumes et rites grecs

Selon les croyances polythéistes grecques, il  était primordial d’avoir une sépulture. En effet, on pensait que les morts sans honneurs funèbres venaient hanter et persécuter les vivants. Ils attribuaient la mort au dieu Thanatos. Selon la légende, il résidait dans le tartare, région située aux portes de l’enfer.

Le défunt était lavé à l’aide d’huiles parfumées. Par la suite, le corps entier, excepté le visage, était entouré de bandelettes puis d’un linceul, pour être exposé dans la maison pendant une journée.  Dès le lendemain matin, avant les premières lueurs du soleil, il était transporté vers la nécropole. Le corps était ainsi installé dans un cercueil ou incinéré sur un bûcher. Le cercueil était placé dans un tombeau qui pouvait être souterrain (grottes) ou aérien (sarcophage). Lors de l’incinération, les cendres étaient recueillies dans une urne qui était ensuite ensevelie sous terre. Ces pratiques variaient en fonction des cités.

Une coutume voulait aussi qu’on place du mobilier et des objets dans la tombe pour que le défunt puisse s’en servir dans l’au-delà. On mettait aussi une pièce de monnaie dans la bouche ou dans la main du mort pour payer le péage. Une fois les obsèques terminées, un repas était organisé dans la maison d’un proche parent car le domicile du trépassé était considéré comme souillé jusqu’à la purification rituelle. Les grecs rendaient un culte aux morts, le troisième, le neuvième et le trentième jour après les funérailles, puis à chaque date anniversaire. L’usage voulait que l’on apporte un repas au défunt et qu’on lui offre des libations.

Coutumes et rites romains

Sarcophage romainLes romains s’intéressaient peu à l’au-delà. La naissance et la mort faisaient partie intégrante de la vie. Pour autant, ils souhaitent être adulés comme des dieux après leur mort. On retrouve chez eux des pratiques identiques aux grecs, à l’exemple de la pièce de monnaie pour le péage et des ustensiles funéraires afin de servir aux défunts. Orcus était le dieu ou le messager de la mort. La dépouille était également considérée comme impure et ne pouvait être  inhumée près des monuments sacrés. Entendez par monument sacrés, les stèles et les autels en l’honneur des divinités. Après avoir été lavé et embaumé, le corps été transporté hors de la ville. Pour les plus fortunés, c’était l’occasion d’étaler sa richesse et son rang social. En effet, ces derniers aimaient se faire inhumer le long des grands axes. Par la suite, ils érigeaient sur leurs tombes en sarcophages des mausolées à la gloire du défunt afin que tous les passants puissent les admirer.  L’incinération et l’inhumation étaient des pratiques répandues jusqu’au IIème siècle. Par la suite, l’inhumation a prédominé dans une société où la richesse et la gloire devaient être vues et connues de tous. Les  pauvres, les opprimés et les esclaves n’avaient pas d’autre choix que de se faire inhumer dans un cercueil en bois, dans un simple linceul ou encore d’être enterrés anonymement dans les fosses communes.

Coutume et rites juifs

Aux temps des patriarches, les morts étaient enterrés dans des cavernes ou des tombes familiales creusées à même la roche, à l’exemple de la caverne de Macpéla qu’Abraham acheta pour ensevelir sa femme Sara (Genèse 23 :19). Le deuil durait sept jours durant lesquels on déchirait ses vêtements et l’on pleurait. Lorsqu ’Israël fut installé sur la terre promise, toutes les tombes, sauf celles des rois, étaient situées en dehors des villes. En effet, la loi de Moïse considérait les cadavres comme impurs (Lévitique 19 :28). L’incinération n’était pas autorisée. Après les funérailles, un repas était servi à ceux qui menaient le deuil. Plus tard, au temps de Jésus, les rituels étaient nombreux et variaient en fonction des régions. Toutefois, la loi mosaïque demeurait toujours comme référence pour la ligne de conduite à adopter. On retrouvait chez certains les bandelettes imprégnées de parfum et l’inhumation dans les caveaux familiaux, à l’exemple de Lazare de Béthanie (Jean 11 :38). Ou encore, après avoir été lavé, le corps était exposé dans une chambre haute. Les rabbins préconisaient l’enterrement le jour même de la mort. Actuellement, lahalakha,  loi rabbinique, codifie les rites funéraires.

L’EVOLUTION DES MOEURS CHRÉTIENNES

Les premiers chrétiens

niche catacombes Les premiers chrétiens furent persécutés par les romains. A l’inverse de leurs contemporains, ils refusaient les croyances romaines et tous les signes ostentatoires de richesse et de réussite sociale. Ainsi, les morts chrétiens étaient enterrés dans des catacombes, des réseaux de galeries souterrains qui servaient de sépultures collectives. C’est là qu’on entreposait dans des niches les ossements des martyrs et des saints décédés. Les signes de luxe étaient bannis. Seules les inscriptions contenant le nom de la personne ainsi que les symboles de la colombe ou du berger étaient admis. Bien loin des fastes romains, les enterrements étaient sobres et humbles. Ce lieu n’était  pour eux qu’un lieu de repos provisoire avant la résurrection. On pouvait dénombrer plus d’une centaine de milliers de morts dans une catacombe.

La paganisation du christianisme

Il faudra attendre le 3ème siècle après Jésus-Christ pour  voir apparaitre des signes de distinction sociale qui sépare les chrétiens de leurs premières pratiques. En effet, dès que le christianisme devint religion d’Etat, les hauts responsables de l’Eglise voulurent asseoir leur autorité dans toutes les cités. La pensée du retour immédiat de Jésus-Christ s’estompa peu à peu. C’est alors que les chrétiens commencèrent à utiliser des représentations ostentatoires, à l’instar de la fameuse croix. C’est aussi à cette période-là que le culte des martyrs et des saints émergea. Vers 360 après Jésus, on délaissa les catacombes au profit d’édifices gigantesques et de somptueux monuments. Les restes de martyrs et des saints furent transportés dans l’enceinte de la ville, jusque dans les forums, où l’on érigeait des basiliques sur les ossement sacrés. Les anciens autels païens furent, quant à eux, transformés en églises. Lorsque le déclin de l’empire romain commença, les hommes cherchèrent la protection des martyrs. Les riches donateurs s’assuraient les premières places au paradis en faisant des dons pour la construction de basiliques. En effet, à l’époque, pour avoir accès au paradis, il fallait être inhumé près d’un saint. Les premières basiliques étaient d’architecture modeste, mais grâces aux dons, elles  devinrent d’énormes monuments. La basilique de Trente en est un exemple parfait. Lorsque le riche donateur décédait, il était bien entendu enterré près du saint qu’il avait financé ! Bien sûr, les pauvres étaient exclus.

Au Moyen-âge, les nefs des cathédrales et les autels abritaient les ossements des saints. Le commerce des places près des saints était toujours en vigueur. On reprenait les sarcophages païens pour y déposer les ossements des martyrs et des saints. L’Eglise Romaine commença peu à peu à contrôler les rites funéraires. Elle appliqua une rude répression vis-à-vis des pratiques païennes gréco-romaines et institua des cérémonies et des rituels qu’elle seule dictait. C’est ainsi qu’apparurent l’extrême-onction, les sacrements fondamentaux, le purgatoire, les indulgences… Dès l’agonie, on appelait un prêtre afin qu’il dispense l’extrême-onction ensuite, dès que la mort survenait, une veillée était organisée dans l’église. Enfin, le corps était inhumé dans le cimetière juxtaposé à l’église. Les messes-anniversaires étaient célébrées à des dates régulières pour assurer le repos de l’âme du défunt. Celles-ci se déroulaient en  latin, langue incomprise des communs des mortels, à l’exception des membres du clergé. A partir du  4ème siècle, les pères de l’Eglise encouragèrent le pèlerinage vers ces basiliques érigées en de gigantesques monuments. Ainsi, pour terminer la construction de la basilique St-Pierre à Rome, le pape en personne vendit des indulgences. Cet acte marqua le départ d’une révolte, celle de Martin Luther.

La réforme protestante

Au XVIème siècle, Martin Luther fut le premier à dénoncer ces dérives. Il s’opposa vivement au saint siège et à la papauté ce qui aboutit à une rupture avec l’Eglise Romaine. Il fut l’instigateur d’une nouvelle forme de pensée chrétienne : le protestantisme. Les protestants refusèrent les saint-sacrements, les messes en latin et essayèrent de revenir à la pratique des premiers chrétiens en s’éloignant des distinctions sociales et des signes de richesse dans les enterrements. Ils refusèrent la pratique des indulgences, le principe du purgatoire, les messes et les cérémonies autour de la mort. Cela leur valut de vives persécutions de la part de l’Eglise Romanie. En effet, l’édit d’Amboise promulgué en 1562, imposa aux protestants l’enterrement de nuit, et les exclut des cimetières communs qui étaient sous l’autorité de l’Eglise Romaine. Il fallut attendre l’édit de Nantes (1598) pour que les protestants puissent construire leurs propres cimetières hors de la ville.

QUEL HÉRITAGE NOUS RESTE-IL ?

Aujourd’hui encore, l’inhumation et l’incinération sont les principales méthodes utilisées pour faire disparaître le corps. Il en existe d’autres, qui ne sont que des variantes de ces principales méthodes. Fortement encouragée depuis des siècles par l’Eglise Romaine, l’inhumation reste l’usage courant. Mais depuis le début du XX ème siècle, la crémation, même si elle demeure rare, connait un essor. Ces deux méthodes sont-elles compatibles avec la foi chrétienne ? Que deviennent l’esprit, l’âme et le corps quand on décède ?

L’inhumation

Pratique très ancienne, l’inhumation vient du   latin «  in humus » qui signifie « dans le sol ». Elle fut utilisée dans les premiers temps afin d’éviter la propagation de maladies comme la peste et le choléra. Elle fut longtemps plébiscitée par l’Eglise Romaine.

L’incinération

Son usage le plus ancien remonte à l’antiquité gréco-romaine. Sous l’influence de l’Eglise Romaine, elle fut pendant un temps prohibée. En effet, sa pratique constituait une provocation à l’égard de la croyance en la résurrection des morts. On retrouve quelques évocations dans la société allemande du XVIIIème siècle. Elle connait actuellement un essor depuis le XIXème siècle grâce aux religions et philosophies orientales et bouddhistes selon lesquelles, l’homme qui se fait incinérer retourne au « grand Tout », c’est-à-dire au cosmos.

Que dit la Bible ?

La Bible nous peint la mort pour les enfants de Dieu comme un endormissement et nous annonce la promesse d’une vie éternelle en Jésus-Christ.

Le salut de nos âmes s’obtient par la foi en Jésus-Christ qui nous a rachetés de nos péchés par son sang précieux. Le pardon des péchés est accessible à tous ceux qui ont donné leur vie au Seigneur Jésus, et  uniquement pendant la vie terrestre.

«Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » Actes 4 : 12.

«Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,  du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » Jean 1 : 12-13. « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ ! » 1 Thessalonciens 5 : 23. 

Lorsqu’un enfant de Dieu décède, son esprit et son âme retournent à Dieu s’il a vécu dans la sanctification.

« L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant » Genèse 2 : 7

« Mais en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, Le souffle du Tout Puissant, qui donne l’intelligence »  Job 32 :8.

« L’esprit de Dieu m’a créé, Et le souffle du Tout Puissant m’anime » Job 33 :4.

L’enveloppe corporelle, quant à elle, retourne à la poussière.

« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » Genèse 6 :19.

L’incinération est redoutée par les chrétiens car, selon la croyance populaire, la résurrection des morts est synonyme de rétablissement à l’identique du corps charnel. Pour d’autres courants chrétiens, le recours à l’incinération empêcherait la résurrection des morts, chose que la Bible n’a jamais dit.

Bien aimés, les premiers chrétiens qui ont été brûlés vifs, décapités, écorchés, ébouillantés, dévorés par des bêtes, ne remettaient pas en doute la résurrection des morts alors que leurs dépouilles étaient réduites en miettes ou en cendres à cause des supplices qu’ils subissaient. Pourquoi il y aurait une différence entre ces chrétiens-là et ceux qui disparaissent en mer, sont incinérés ou enterrés ?

La résurrection est une promesse du Seigneur et ce, quelle que soit la façon dont le corps a été traité après le décès.

« Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y à point de résurrection des morts ? S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point. Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, [..] Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.[…] Si c’est dans des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs..[…] Mais quelqu’un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel [..] Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité » 1 Corinthiens 12-58.

Rappelons-nous des paroles du Seigneur : « La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6 : 40).

Au temps de l’apôtre Paul, les croyances concernant la résurrection existaient déjà. La question fut même posée : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils à la vie ? En effet, les chrétiens pensaient que lors de la résurrection, l’enveloppe corporelle reprendrait exactement le même aspect que durant sa vie terrestre.

La réponse que donne Paul est claire : « Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel  »

On peut certes avoir une préférence pour l’inhumation mais rien n’interdit le recours à l’incinération. En effet, ne retourne-t-on pas pour autant à la poussière quand on est incinéré ? D’ailleurs, la plupart des personnes y ont recours parce que l’incinération est moins onéreuse que l’inhumation (comptez en moyenne 4500€).

Dieu est Tout Puissant, il est donc capable de ressusciter un corps même s’il est dans un piteux état. Une personne chrétienne qui meurt estropiée, infirme, boiteuse, décapitée, ressuscitera certainement avec un corps ayant revêtu l’incorruptibilité, en sorte que le corps physique est complètement restauré, non à la condition première, mais glorieux.

Avec Dieu, nous ne devons pas raisonner ou imaginer, mais nous devons croire avec foi que la résurrection est réelle. Peu importe la manière dont nous mourrons, peu importe quel processus on a utilisé pour renvoyer l’enveloppe corporelle à la poussière. Nous ressusciterons avec un corps glorifié, c’est tout ce qu’il nous faut croire.

En France, il est possible de laisser des consignes anticipées concernant le traitement de son enveloppe corporelle. Sachez aussi que ce n’est pas un péché si vous faites don de vos organes afin de sauver la vie d’autres personnes.  Bien au contraire, Jésus a dit « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15 :13). Pour cela, il suffit de se procurer une carte de donneur d’organes ou alors de faire connaître à votre entourage proche votre opinion favorable à cette pratique et ceux-ci pourront en parler au moment venu à l’équipe médicale. Faites-le si vous le souhaitez et si vous êtes convaincus dans votre for intérieur.

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » Galates 5 : 1

« Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres » Apocalypse 20:13.

« La main de l’Éternel fut sur moi, et l’Éternel me transporta en esprit, et me déposa dans le milieu d’une vallée remplie d’ossements. Il me fit passer auprès d’eux, tout autour ; et voici, ils étaient fort nombreux, à la surface de la vallée, et ils étaient complètement secs. Il me dit : Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? Je répondis : Seigneur Éternel, tu le sais. Il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, à ces os : Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai des nerfs, je ferai croître sur vous de la chair, je vous couvrirai de peau, je mettrai en vous un esprit, et vous vivrez [..], il y eut un bruit, et voici, il se fit un mouvement, et les os s’approchèrent les uns des autres. Je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et la peau les couvrit par-dessus ; mais il n’y avait point en eux d’esprit. Il me dit : Prophétise, et parle à l’esprit ! Prophétise, fils de l’homme, et dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent ! Je prophétisai, selon l’ordre qu’il m’avait donné. Et l’esprit entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds » Ezéchiel 37 : 1-10.

Ainsi, la résurrection ne dépend pas de la façon dont nous avons conservé le corps du défunt mais bien du Seigneur et de notre marche sur terre. Avons-nous été fidèles ? Avons-nous gardé ses commandements ?

Toutefois, il est clair que les chrétiens ne doivent pas, sous prétexte de la liberté en Christ, participer à des rituels et des pratiques funéraires mystiques.

« Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair » Galates 5 : 13.

DES PRATIQUES DANGEREUSES

Chaque peuple a développé, comme nous l’avons vu, des rites et des coutumes autour des funérailles et  la mémoire des défunts. Ces pratiques peuvent parfois se transformer en des cérémonies mystiques.

En occident, on retrouve la fête de la toussaint. Elle est fêtée le 1er novembre et commémore tous les saints. Elle est suivie du jour dédié à la commémoration des défunts, qui est célébré le 2 novembre. Ces deux cérémonies vont de pair et sont aujourd’hui célébrées le même jour dans beaucoup de pays, en particulier en France.toussaint.1194174554

En Amérique du nord, la toussaint a dérivé en Halloween. Au Mexique, c’est l’occasion pour les habitants de présenter des offrandes et des libations aux défunts sur les autels construits dans chaque maison. Il est coutume d’aller manger, boire et danser autour des tombes et d’offrir des têtes de mort en sucre. Bien entendu, les messes dites pour les morts chez les catholiques et les orthodoxes relèvent aussi du mysticisme car aucune intercession n’est utile une fois passé dans l’au-delà.

« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement » Hébreux 9 :27.

funérailles bamilékéEn Afrique sub-saharienne, il n’est pas rare de voir des funérailles durer plusieurs jours. La famille accueille les invités qui viennent les soutenir. Le corps est parfois exposé dans la maison familiale et la période de funérailles s’achève lorsque le corps est enterré. C’est alors que les festivités commencent. En effet, pour certains peuples, il s’agit d’une véritable fête durant laquelle on asperge d’eau la veuve ou le veuf du défunt. On fait également appel à des chefs coutumiers, à des sorciers ou à des augures pour faire des incantations particulières.

En Asie, les rituels sont souvent liés à l’hindouisme et au bouddhisme. Ainsi, en Inde, le corps doit être incinéré près des cours d’eau. C’est au fils-ainé, s’il est en âge, qu’incombe la charge de mettre le feu au bûcher. Les rites du Preta-Karma accompagnent la crémation qui se termine par un culte rendu aux ancêtres, le Shrâddha . Il existe d’autres pratiques, comme en Indonésie, où les morts sont enterrés dans des caveaux familiaux. Des poupées à leurs effigies sont concues afin de permettre le culte des morts.

Nous l’aurons compris, toutes ces pratiques ne sont qu’une variante de l’invocation des morts, pratique abominable, formellement interdite par la Bible.

« Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Éternel, votre Dieu » Lévitique 19 :31.

« Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi » Deutéronome 18 :10-12.

« Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Éternel » Lévitique 19 :28.

Pour conclure, voici deux versets à méditer :

« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés » 2 Corinthiens 5 : 13.

« Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ; abstenez-vous de toute espèce de mal » 1 Thessaloniciens 5 : 21-22.

Il existe un nombre incalculable de rites funéraires, seul un examen personnel, à la lumière des Ecritures, vous permettra de savoir si ces pratiques relèvent du mysticisme ou non.

G. N.

LE CHRÉTIEN ET LES RITES FUNÉRAIRES

La reproduction est autorisée si elle est intégrale et la source citée.

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